L’Open Data consiste à mettre à disposition du public des données brutes, afin qu’elles puissent être consultées et compilées. L’avantage est de faciliter l’accès à des données qui concernent potentiellement beaucoup de monde, et permettre une meilleure transparence et circulation des informations. Quelques initiatives ont vu le jour, mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir avant une ouverture totale des données publiques, d’autant que de cette philosophie d’ouverture se heurte à de nombreuses réticences.

logo_open_dataSur le papier, l’open data a tout pour plaire. Mettre à disposition des données publiques permet une meilleure transparence, une connaissance mieux partagée, et c’est un formidable outil démocratique. Cela donne en plus souvent lieu derrière à des projets pour mettre à disposition ces données sous une forme plus accessible et plus structurée.
L’open data ne date pas d’hier, car les premières initiatives en ce sens datent de 1966 aux Etats Unis. En France, le départ a été plus tardif (2002), mais depuis 2010 les projets se multiplient. Au niveau national (avec le portail Data du gouvernement http://www.data.gouv.fr/ et la mission Etalab) ou au niveau local (par exemple avec la Ville de Paris http://opendata.paris.fr/opendata/jsp/site/Portal.jsp ou la métropole de Rennes http://www.data.rennes-metropole.fr/).
Récemment, c’est la RATP qui a fait parler d’elle dans le domaine de l’open data. D’abord très réticente à l’utilisation des plans de métro notamment, elle a fait un virage à 180 sur le sujet. Toutes les données ne sont pas encore disponibles, mais le processus est en cours avec notamment la création de son portail : http://www.ratp.fr/fr/ratp/r_70350/open-data/
U
ne page Wikipédia résume les données ouvertes en France :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Donn%C3%A9es_ouvertes_en_France
A
 chaque fois, ces ouvertures donnent naissance à des projets pour compiler, structurer et mettre à disposition ces informations. Pour la ville de Paris, cela a donné lieu à un site sur l’histoire des noms de rues, pour la Ratp, cela permet de proposer des applications avec les plans de métro… On le voit, cette ouverture de données a des applications utiles et concrètes.

Tout paraît donc aller pour le mieux dans le monde des données ouvertes : des volontés politiques, un mouvement militant, des application concrètes, des progrès démocratiques…
Mais comme souvent, tout n’est pas toujours aussi simple.
Déjà, il y a forcément des freins politiques à une complète transparence des données publiques. La mise en place technique n’est pas forcément toujours simple. Et il y a également des soucis d’ordres juridiques à l’horizon, car même si les données sont publiques, le travail qui a été fait pour les stocker peut être sujet à un droit d’auteur spécial, comme ce récent jugement l’illustre :http://www.numerama.com/magazine/25038-l-open-data-fragilise-par-le-droit-d-auteur-sur-les-bases-de-donnees.html

Bref, pour paraphraser un ancien premier ministre, « la route est droite, mais la pente est raide ». Les données ouvertes se heurtent à quelques obstacles, mais je pense que cela aura juste pour effet de retarder plus ou moins leur installation dans la vie courante. Nous pourrons même en tant que simple particulier être source de données ouvertes, comme pour cette initiative de mesure de pollution. Plus qu’un simple effet de mode, cela peut donc être une vraie avancée en terme de transparence des informations.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter la fiche Wikipedia consacrée aux données ouvertes ou le site Open Data France.

Mise à jour du 2 mars 2013 : on retrouve l’open data dans la feuille de route sur le numérique présenté ce 28 février par le gouvernement (mesure 15).